L'équipe derrière le projet
Hélène Mastrodicasa, auteure et initiatrice du projet
Cher/chère vous,
Je m'appelle Hélène et j'ai 39 ans. J'habite en Belgique. Ma santé a été sérieusement impactée après la prise en janvier 2024 d'un antibiotique puissant de type fluoroquinolone. Un seul comprimé a causé chez moi des tendinopathies dans quasiment tout mon corps, ainsi que des troubles neurologiques graves. Pendant des mois, je n’a pas pu marcher, écrire, manger normalement.
Pour m'en sortir, j'ai dû faire énormément de recherche seule. Heureusement, du fait de ma profession, je sais dénouer des situations complexes, et trouver des solutions à ces problèmes. Ceci étant, cette situation n'est pas normale. Et même si j'ai trouvé des solutions à mes problèmes de santé, j'ai aussi trouvé certains points à améliorer dans le système encadrant les médicaments.
Pour que ce cauchemar n'arrive pas à d'autres personnes, pour que plus personne ne se sente seul/seule face à cette avalanche de problèmes de santé graves, j'ai décidé de médiatiser mon histoire sous la forme d'un documentaire. Pour informer, sensibiliser, et surtout, proposer des solutions.
Parler des fluoroquinolones, c'est en fait parler de la santé publique dans sa dimension la plus collective qui soit. En effet, le problème des fluoroquinolones en appelle d'autres, qui nous concernent tous et toutes : le difficile suivi des effets secondaires des médicaments, et plus inquiétant encore, l'antibiorésistance.
Informez-vous, posez des questions pour protéger votre bien le plus précieux : votre santé.
Hélène Mastrodicasa
Benjamin Wautier, producteur
Moi, j’ai 50 ans, et cela fait plus de 30 ans que je travaille dans l’audiovisuel et le cinéma.
Au fil du temps, j’ai eu envie de donner plus de sens à ce que je fais. De porter des projets qui vibrent. Des projets utiles, qui – en toute modestie – pourraient peut-être changer quelque chose. Ne serait-ce que pour quelques personnes. Ce serait déjà énorme.
La rencontre avec Hélène m’a profondément touché.
Mais ce n’est pas uniquement son histoire personnelle qui m’a troublé — c’est aussi ce que j’ai découvert en creusant un peu plus. Après quelques heures de recherche, un constat s’est imposé : le cas d’Hélène n’est pas isolé. La problématique des fluoroquinolones — ces antibiotiques puissants comme la ciprofloxacine — semble bien plus large. Trop de patients, en Belgique comme ailleurs, décrivent les mêmes douleurs, les mêmes effets secondaires, les mêmes silences.
Alors, j’ai voulu comprendre. Comment fonctionne cette chaîne de prescription et de contrôle ?
Pourquoi continue-t-on à prescrire en première ligne des médicaments qui, selon les recommandations officielles, devraient rester des solutions de dernier recours ?
Qui contrôle quoi ?
Quelle est la responsabilité réelle du médecin prescripteur ?
Du pharmacien ?
Des autorités de santé ?
Quel est le rôle des agences des médicaments européenne et nationales ? Des firmes pharmaceutiques ?
Et surtout : que fait-on quand on est victime ? Vers qui se tourner ? Quels recours ? Quelles prises en charge ? Quels accompagnements ?
Aujourd’hui, des patients se retrouvent seuls, incompris, et parfois même culpabilisés, simplement pour avoir suivi une prescription médicale. Avec ce projet documentaire, nous voulons ouvrir le débat.
Donner la parole à ceux qu’on n’entend pas. Interroger les mécanismes de la chaîne de soin.
Faire dialoguer les patients, les médecins, les chercheurs, les autorités, les juristes.
Ce n’est pas un réquisitoire.
C’est une enquête.
Une quête de clarté, de sens, de vérité.
Parce qu’au fond, ce que nous cherchons, c’est simple : que ça n’arrive plus comme ça.
Que l’on sache.
Que l’on comprenne.
Et qu’on agisse.
Benjamin Wautier.
